| | DONNÉES PRATIQUES
Chômage partiel. Aide publique :
allocation « spécifique » par heure de travail perdue au-dessous de la durée légale,
depuis le 1-7-1997. Durée : 600 h indemnisables en 2005 quelle que soit
la branche professionnelle. Le salaire hebdomadaire ne doit pas être inférieur
à 18 fois le Smic horaire, soit 144,54 € depuis le 1-7-2005. Régime modifié
le 29-6-2001 pour répondre à la loi Aubry du 19-1-2000 (applicable 28-6-2001)
concernant la réduction du temps de travail : les indemnités horaires varient
en fonction de la taille de l'entreprise : 2,44 € (- 250 salariés), 2,13 €
(+ 250). Particularités : en cas de modernisation des installations de
l'entreprise, le salarié perçoit des indemnités horaires durant 4 semaines. En
cas de réduction de l'horaire du travail, les cadres en forfait annuel ne peuvent
bénéficier des allocations spécifiques de chômage partiel. Indemnisation
complémentaire : indemnité horaire égale à 50 % de la rémunération horaire
brute, allocation publique comprise, avec plancher de 4,42 € depuis le 1-2-1993
(accord national interprofessionnel du 21-2-1968, avenant du 21-1-1993). Taux
maximal de prise en charge par l'État : 80 %. La Cour
de cassation interdit la mise au chômage partiel d'un seul salarié (arrêt du 19-7-1995).
Chômage total (indemnisation). Assurance
chômage. Financement : par entreprises et salariés.
Destiné au chômeurs ayant travaillé suffisamment auparavant. Durée : maximale,
au 1-1-2005 : 7 mois pour 6 mois d'activité (les 22 derniers mois) ; 23 mois pour
14 (24) ; 36 pour 27 (36) pour les personnes de 50 à 56 ans ; 42 pour 27 (36 et
100 trimestre d'assurance vieillesse) pour les personnes de 57 ans et +. Modifié
plusieurs fois depuis 1984 et, en particulier, par le protocole d'accord du 18-7-1992
créant l'allocation unique dégressive (AUD) et par les accords du 19-12-1996.
La dernière modification date du protocole d'accord de décembre 2002 qui crée
de nouvelles filières d'indemnisation dans le cadre défini par le Pare. Champs
d'application : secteur privé : métropole et DOM (après adaptations).
Géré par les Assedic fédérées dans l'Unedic. Secteur public : allocations
chômage d'assurance servies par l'organisme employeur, ou par l'intermédiaire
des Assedic (convention de gestion). Les organismes publics peuvent aussi adhérer
à l'Assurance chômage (sauf État, collectivités publiques et établissements publics
administratifs de l'État, qui garantissent les mêmes allocations à leurs agents
non titulaires en cas de perte involontaire d'emploi).
Cotisations
Assedic (en % du salaire brut). Assiette mensuelle 1
employeur (salarié) 2 : Assurance chômage :
tranches A et B : 4 (2,4). Nota : (1) En 2005 :
tranche A jusqu'à 2 516 € ; B de 2 516 à 10 064 €. (2) 1-7-2001 :
suppression de la contribution supplémentaire de 0,5 % sur la tranche B. Contributions :
Assiette et plafond : rémunérations brutes définies comme pour
la Sécurité sociale, limitées à 4 fois le plafond des cotisations de Sécurité
sociale. Allocation d'aide au retour à l'emploi
(Are). Instituée en remplacement de l'allocation unique dégressive (AUD)
et de l'allocation formation reclassement (AFR). Population concernée :
salariés involontairement privés d'emploi à la suite : d'un licenciement
(y compris économique), d'une fin de CDD, d'une démission pour cause légitime,
d'une rupture de contrat. Salaire de référence : rémunération
soumise à cotisations les 12 mois civils précédant le dernier jour de travail
payé, y compris la fraction afférente des primes ou avantages annuels, dans la
limite de 4 fois le plafond de la Sécurité sociale (soit, par mois : 10 064 €
au 1-1-2005). L'allocation est calculée pour partie d'après le salaire journalier
de référence, quotient du salaire de référence par le nombre de jours d'appartenance
(ouvrables et non ouvrables) au titre desquels ces salaires ont été perçus. Revalorisée
au 1-7 de chaque année. | |
Montant normal (au 1-7-2005) :
partie proportionnelle égale à 40,4 % du salaire journalier de référence + partie
fixe 10,25 €, soit 57,4 % du salaire journalier si cela est plus avantageux.
Minimum : 25,01 €, maximum : 75 % du salaire journalier
de référence. Précompte de 1,2 % (participation au financement des retraites
complémentaires) prélevé sur l'allocation, sauf en cas d'AUD minimale. Cotisation
d'assurance maladie : supprimée depuis le 1-1-1998. CSG : 6,2 %
des allocations × 0,95 et 3,8 % pour les personnes non imposables au revenu fiscal
supérieur aux seuils d'allègement de la taxe d'habitation. CRDS : 0,5 % × 0,95.
Montant dégressif : coefficient de dégressivité par période de
6 mois. Exceptions : allocataires âgés et bénéficiaires de l'allocation
formation-reclassement (AFR). Même affectée d'une dégressivité, AUD journalière
minimale : 17,74 € (depuis le 1-7-2003) ou 22,24 € pour certains
chômeurs âgés ; maximale : 75 % du salaire journalier de référence. Allocation
chômeurs âgés (Aca) : supprimée le 1-1-2002. Allocation
spécifique de conversion (ASC). Population concernée : salariés
ayant perdu leur emploi pour motif économique après 2 ans d'ancienneté dans l'emploi,
qui ont moins de 57 ans et dont l'employeur a signé une convention de conversion.
Montant de l'indemnisation : 83,4 % du salaire de référence pendant
les deux premiers mois, 70,4 % du salaire de référence pendant les quatre mois
suivants. Allocation minimale au 1-7-2004 : 25,01 € par jour. Durée
maximale : 6 mois de date à date, à compter du lendemain de la fin du
contrat. Observations : pas de prolongation possible. Suppression
des allocations en cas de reprise d'activité professionnelle, de perception de
prestations en espèces de la Sécurité sociale ou de rupture des obligations liées
à la convention. Allocation formation reclassement (AFR).
Supprimée. Rémunération des stagiaires du régime public
(RSP). Montant de l'indemnisation : rémunération forfaitaire
variant en fonction de la situation antérieure du stagiaire. Durée d'affiliation :
6 mois d'activité salariée dans une période de 12 mois ou 12 mois dans
une période de 24 mois. Durée maximale : durée du stage. Observations :
réservée aux chômeurs qui ne relèvent pas du régime conventionnel et
sont en stage agréé. Travail légal des chômeurs.
Conditions pour toucher des indemnités de chômage tout en exerçant
une activité à temps partiel : 1o) le revenu brut
procuré par cette activité doit être inférieur à 70 % du salaire de référence
(rémunération moyenne mensuelle brute perçue par le chômeur avant son licenciement) ;
2o) le travail ne doit pas excéder 136 h dans
le mois. Les indemnités Assedic perçues seront réduites en proportion du
salaire touché par le chômeur pour son activité. Mesures
spécifiques. Conventions de coopération de l'assurance chômage conclues au niveau
local. Accord du 8-6-1994, modifié 6-7-1995 et 19-12-1996. Principe :
embauche de demandeurs d'emploi indemnisés par l'Assedic, au chômage
depuis plus de 8 mois. Contrat de travail à durée indéterminée (CDI) ou à durée
déterminée (CDD) d'au moins 6 mois, dans le cadre d'une convention de coopération
conclue localement entre l'Assedic, l'ANPE, la DDTEFP et un organisme de reclassement.
Contrepartie pour l'employeur : aide de l'Assedic calculée sur la base des allocations
du salarié embauché. Financement par le Rac. Durée : la
plus faible des 3 durées suivantes : 12 mois, celle de l'indemnisation restant
due au chômeur, celle du CDD, si CDD il y a.
Régime de solidarité. Les collectivités
publiques prennent en charge les exclus du régime d'assurance, les préretraites
qui engagent l'État, les chômeurs en formation et les chômeurs créateurs d'entreprises. | |
Allocation
d'insertion (AI). Destinée à certains demandeurs d'emploi qui n'ont pu
acquérir un droit d'indemnisation supérieur à 3 mois au titre de l'assurance chômage.
Principaux bénéficiaires : 1o détenus libérés
(sauf condamnés pour proxénétisme, stupéfiants, etc.) dans les 12 mois suivant
une détention d'au moins 2 mois ; 2o victimes
d'accident de travail ou maladie professionnelle en attente de réinsertion
ou de reclassement ; 3o rapatriés, apatrides ou
réfugiés dans les 12 mois du rapatriement, de la demande d'asile ou de la
délivrance de la carte de réfugié ; 4o certains
salariés expatriés, hors du régime d'assurance. Ressources mensuelles :
inférieures à 90 fois le montant de l'allocation pour une personne seule (887,40 €)
et 180 fois pour un couple (1 774,80 €). Montant journalier
(au 1-1-2005) : 9,86 € à taux plein ; prime exceptionnelle de 152,45 €.
Durée : 1 an au maximum, par périodes de 6 mois (fractionnables)
renouvelables après contrôle. Aide à la reprise d'activité
des femmes (Araf). Pour toute femme à la recherche d'un emploi inscrite
à l'ANPE mais non indemnisée ; ou bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique
ou de l'allocation d'insertion et qui a un ou plusieurs enfants de - de 6 ans
qu'elle a gardé(s) personnellement avant la reprise d'activité. L'aide ne s'adresse
pas aux femmes qui faisaient garder leur enfant en crèche ou par une assistante
maternelle avant la reprise d'activité. L'aide ne peut être attribuée qu'une seule
fois par période de 12 mois. Conditions : prendre ou reprendre
un emploi d'au moins 2 mois avec une rémunération brute mensuelle maximale de
1 295,82 € ; suivre une formation professionnelle de plus de 40 h ; créer
sa propre entreprise ; exercer une profession non salariée. Montant :
305 € si enfant scolarisé, sinon 460 €. Allocation
de solidarité spécifique (ASS). Pour certains chômeurs de longue durée
ayant épuisé leurs droits aux allocations d'assurance. Conditions :
5 ans d'activité salariée (- 1 an par enfant à charge ou élevé dans la
limite de 3 ans) dans les 10 ans précédant la rupture du contrat de travail. Ressources
mensuelles (allocation de solidarité comprise, prestations familiales non
comprises) inférieures à 963,20 € pour une personne seule (70 fois le montant
de l'allocation) et 1 513 € pour un couple (110 fois le montant). L'allocation
peut être versée sous forme différentielle. Être à la recherche d'un emploi
(sauf dispense accordée aux plus de 50 ans). Montant journalier
(au 1-1-2005) : 14 € à taux plein. Depuis le 1-1-2005, 20,10 € si
55 ans et 20 ans d'activité salariée ou 57 ans et 6 mois et 10 ans d'activité
salariée. Durée : allocation versée par périodes de 6 mois renouvelables
(pour une durée indéterminée, tant que les autres conditions sont remplies, en
cas de dispense de recherche d'emploi). Age limite : 60 ans et
droit à la retraite à taux plein (max. 65 ans ou durée d'assurance vieillesse
ouvrant droit au taux plein). Bénéficiaires (déc. 2000) : 394 500. Allocation
équivalent retraite (AER). Instituée en 2002. Se substitue, pour leurs
titulaires, à l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et au revenu minimum
d'insertion (RMI). Peut aussi être servie aux bénéficiaires de l'allocation d'assurance
chômage lorsque ceux-ci ont épuisé leurs droits ou afin de la compléter. Bénéficiaires :
- de 60 ans, justifiant d'au moins 160 trimestres validés à l'assurance
vieillesse. Possibilité d'un cumul avec une activité occasionnelle ou réduite.
Plafond de ressources : 1 451,04 € pour une personne seule.
Montant journalier (au 1-1-2005) : 30,23 € à taux plein,
garantit un minimum de ressources de 919 € par mois. Différentes modalités
de versement selon plafonds de ressources. Durée : jusqu'au droit
à une pension de vieillesse à taux plein. Plan d'aide
au retour à l'emploi (Pare). Entrée en vigueur 1-1-2001. Bénéficiaires
(au 1-7-2002) : tout demandeur d'emploi pouvant bénéficier d'une indemnisation
du régime d'assurance chômage. Rôle : mesures mises en place ;
entretien approfondi avec ANPE dans le mois suivant le contrat. Pap (projet
d'action personnalisé) : définit les mesures d'accompagnement individualisées
envisageables, détermine les catégories d'emploi correspondant à ses qualifications,
ses capacités professionnelles, mais aussi les emplois vers lesquels le chômeur
souhaite se reconvertir. Suivi dans le temps : actualisation du Pap prévue
au bout de 6 mois si l'allocataire n'a pas retrouvé d'emploi ou si aucune proposition
d'embauche correspondant aux critères fixés dans le Pap n'a été faite. Au bout
de 12 mois sans travail, les efforts de reclassement ou d'insertion professionnelle
seront accentués. Obligations du chômeur : rechercher activement
et personnellement un emploi ; répondre aux offres d'emploi ; s'impliquer dans
les actions mises en place dans le Pare s'il souhaite percevoir l'allocation de
retour à l'emploi. A défaut : suspension provisoire voire totale, des allocations. Aides
pour les signataires d'un Pare : l'allocation d'aide au retour à l'emploi :
montant correspondant à l'AUD à taux plein. Aide à la mobilité géographique du
bénéficiaire de l'Are qui accepte un emploi dans un autre bassin d'emploi que
sa région. Aide à la formation (prise en charge des frais de formation, de dossier
et d'inscription, de transport et d'hébergement) pour celui qui suivra une action
de formation. Contrats de qualification adultes. Aide dégressive, de 1 à 3 ans,
pourra être accordée à l'employeur qui embauche un demandeur d'emploi n'ayant
pas trouvé de travail alors qu'il a signé un Pare depuis plus d'1 an. Préretraite.
Allocation de préretraite progressive (PRP) : principe :
remplace l'allocation spéciale du Fonds national pour l'emploi pour une
préretraite à mi-temps (dite Fnemi) et l'Allocation de préretraite progressive
(APP) de 1984, continuatrice de l'Allocation conventionnelle complémentaire (ACC)
de 1981. En contrepartie d'embauches compensatrices et d'une contribution financière
de l'entreprise (majorée si compensation partielle des départs). Montant :
30 % du salaire de référence dans la limite du plafond de la Sécurité
sociale et 25 % pour la part entre une et deux fois ce plafond. Allocation
minimale (au 1-1-2005) : 13,95 € par jour. Bénéficiaires :
salariés de 55 ans ou plus dont l'emploi à temps plein est transformé
en mi-temps dans le cadre d'une convention FNE. Durée de l'allocation :
au plus tard jusqu'à 60 ans si retraite à taux plein. Allocation
de remplacement pour l'emploi (Arpe) : créée par l'accord du 6-9-1995,
en vigueur le 1-10-1995. Principe : en contrepartie d'un nombre
d'embauches équivalentes par l'entreprise qui les emploie, les salariés peuvent,
sous certaines conditions et avec l'accord de l'employeur, cesser leur activité
et bénéficier jusqu'à leur 60e anniversaire d'une allocation de remplacement
égale à 65 % du salaire brut. Montant (au 1-1-2004) : entre 27,35 €
par jour et 65 % du salaire de référence établi sur la base des 12 mois civils.
Bénéficiaires : salariés nés en 1942, ou avant, justifiant de
160 trimestres ou plus d'assurance vieillesse. Ils doivent justifier de 12 années
d'affiliation au Rac, avoir au moins un an d'ancienneté chez le dernier employeur
et ne pas percevoir un complément de ressources au titre d'un dispositif de cessation
anticipée d'activité, quel qu'il soit, à l'exclusion des préretraites progressives.
Il n'y a plus d'admission à l'Arpe depuis le 1-1-2003. Financement : Fonds
paritaire d'intervention en faveur de l'emploi. Durée : jusqu'à
60 ans.
ALLOCATION
DE PRÉSENCE PARENTALEBénéficiaires : salarié ou non qui
réduit ou interrompt son activité professionnelle quand l'enfant dont il a la
charge est victime d'un accident, de maladie ou d'un handicap grave nécessitant
une présence soutenue ou des soins contraignants, attestés par un certificat médical
établi par un médecin, pendant au moins 4 mois (2 mois si affection périnatale).
Conditions : salariés : cette allocation est liée à
l'obtention du congé de présence parentale (congé ou activité
réduite, d'au moins 20 % du temps plein de l'entreprise, accordé sur remise d'un
certificat médical à l'employeur). Autres : sur déclaration sur l'honneur
de la cessation totale d'activité. Durée : 4 mois, renouvelable
2 fois. Montants (au 1-7-2005) : couples : taux plein
841,42 €, partiel > 50 % du temps plein 256,34 €, < 50 % du
temps plein 420,73 € ; personne isolée : taux plein 999,19 €,
partiel 338,96 € ou 525,90 €. Fonds
paritaire d'intervention en faveur de l'emploi (depuis le 6-9-1995). RMI.
Voir à l'Index. Allègement du coût du travail (en
millions d'€, projet de loi de finances pour 2005) : 18 000 dont exonérations
générales de cotisations sociales patronales 17 140, 2e au 50e salarié
27, zones franches 363, exonérations des cotisations sociales des hôtels, cafés
et restaurants 110. Intempéries (indemnités).
Pour les travailleurs du bâtiment et des travaux publics. Versées pour chaque
heure perdue à partir de la 2e au cours de la même semaine, dans la
limite de 9 h/j. Montant : les 3/4 de la fraction de salaire
inférieur à 120 % du plafond de la Sécurité sociale.
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